Paul Dorsi

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Paul Dorsi, n.m. de « dorso » en suisse italien ancien, petit ours.

Paul Dorsi, ou Paulo, individu encore méconnu de ses contemporains. Dictateur versatile mais tolérant. Exige, pour philosopher sur la rigueur et sa survie, de grands espaces vides et clos. Qu’importe la serrure, pourvu qu’elle ait une clef pour choisir de fermer ou d’ouvrir. 

Pour en savoir plus sur Paul : paul_dorsi@hotmail.fr

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Christelle Diale (Mi)

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Christelle Diale, n.f, dite Mi

Selon les représentations populaires du début du IVe siècle, la Mi est un petit mammifère bipède au pelage court et brun et au le museau orné d’un croissant doré.

Des récits non datés la décrivent comme principalement diurne et de nature casanière, ce qui la rend difficile à observer dans son milieu naturel. Son intolérance totale à la chaleur en ferait la seule créature connue se livrant à l’hibernation en été : un phénomène rarissime portant le nom d’« aesternation ». Il est à noter cependant que des récits de voyageurs font état de sa présence dans les régions les plus chaudes du globe à l’occasion d’une courte période migratoire annuelle.

Le premier et seul spécimen connu à ce jour a été observé pour la première fois à la fin des années 80 de l’ancien calendrier lunaire dans une jungle au Nord-Est de la Parisie. Elle semble depuis migrer vers l’Est, notamment en Vosgie et plus récemment à Schträssbourhk où elle aurait élu domicile. Méfiante et prévoyante, on raconte qu’elle passe la moitié de son temps à la recherche de feuilles de Camellia sinensis, aussi appelé arbre à thé, qu’elle consomme de manière compulsive.

Si, dans la mythologie Diesirienne, on la représente juchée sur l’épaule de la déesse du Pessimisme et de la Mauvaise Foi, persiflant et jurant ; en Noctémie du sud, on affirme au contraire que la croiser serait un présage de chance et de prospérité. Laisser de petits paquets de feuilles d’arbre à thé à son intention serait un moyen efficace d’amener la bonne fortune et gratter le dessus de sa tête aurait des vertus curatives ; en revanche, la caresser à rebrousse-poil serait l’assurance d’attirer le mauvais œil.

Pour en savoir plus sur Christelle :
http://youpimi.blogspot.fr

Léa Djeziri

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Léa Djeziri, n.f. ( hébreu Le’ah, vache sauvage)

1. Mammifère sauvage, la Léa est née du croisement de deux flux migratoires contraires qui se rencontrèrent vers la fin du siècle dernier. Elle hérite de ses ancêtres un pelage sombre et épais, ce qui lui permet de résister aux longues périodes glaciaires du Grand Est. En effet, dès la naissance, elle manifeste un instinct surprenant pour la chasse aux images, et fait preuve d’un grand sens de l’adaptation quand aux différents milieux naturels propices à cette discipline. Ainsi elle explore de nombreux environnements à commencer par la feuille de papier, du crayon à l’acrylique, mais aussi la terre glaise, et les régions photosensibles. Son language est la langue illustrée, qu’elle utilise de manière constante et intarrissable.

2. Les aléas du métier (exp.): Ce qu’on ne peut prévoir, les risques.

3. Alea jacta est : locution latine signifiant « le sort en est jeté » ou « les dés sont jetés ». Ces paroles furent prononcées par Jules César, le 12 janvier 49 av. J-C. lors du passage du fleuve Rubicon.

Pour en savoir plus sur Léa :
http://leadjeziri.wordpress.com/

Manuela Ferry

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Manuela Ferry, n.f (en hébreu, Dieu est avec nous)

Spécimen un peu sauvage appartenant à la famille des migrateurs sans ailes.

La seule caractéristique divine que l’on pourrait lui attribuer est son incorrigible tendance à mettre le nez dans les étoiles, que le ciel soit bleu ou prêt à lui tomber sur la tête. Lorsqu’elle redescend sur terre, Manuela collectionne à toute heure des petits bouts d’empreintes éclairés de lueurs d’ailleurs, et faute de plumes, un crayon est solidement cramponné au bout de ses doigts. Ce drôle d’oiseau tente de trouver sa place entre une réalité un peu trop écrasante et des mirages infiniment vaporeux. Entre la terre et le ciel.

Manuela aime dessiner, graver, gaufrer, et coudre ensemble ces horizons lointains avec une poésie sans certitudes et des images d’une autre latitude. Avec toujours beaucoup de musiques pour tenir compagnie à ses tympans, un évantail de camaïeux au coin des joues et une flopée de mots minutieusement assemblés à la frontière des lèvres, elle virevolte inlassablement entre le vrai et l’imaginaire. 

Secrètement, elle rêve de faire vibrer rien qu’un instant les couleurs intérieures de chacun.

Pour en savoir plus sur Manuela :
http://manuest-la.blogspot.fr/

Clémence Hanssler (Yoush)

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Clémence Hanssler, n.f (du latin clemens, «indulgence») ou Yoush (du latin youshum «où sont mes mouchoirs?» )

Clémence est un marsupial bondissant dont la caractéristique principale est de posséder plusieurs poches. En plus d’abriter son carnet et ses aquarelles qu’elle ne quitte que pour hiberner, elles lui permettent de ranger ses idées lorsque sa tête déborde. Courte sur pattes et de nature craintive, elle peut néanmoins intimider ses prédateurs grâce au pelage criard et bariolé dont l’a doté la nature.

Sa petite taille ne lui permettant pas de gérer plus d’une émotion à la fois, elle verse le trop plein sur des petits bouts de papier qui rejoignent ses idées au fond de ses poches. Et lorsque les idées et les émotions se mélangent Clémence prend alors son crayon pour les mettre en images. Elle en alors fait des personnages ridicules et des héros sans courage. Elle les range dans des cases pour optimiser la place, des mots pour leur donner une histoire et un peu de couleur, comme ça, parce que c’est joli. 

On peux l’observer assez facilement au petit matin sur la rive gauche du Rhin. Elle se nourrit principalement grumberknepfle, kougelhopf, bretzels et autres mets imprononçables mais fort appétissants.

Pour en savoir plus sur Clémence :
http://youshbd.blogspot.fr

Fabien Laus

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Fabien Laus, n.m.

Étrange volatile arborant un bec très singulier sous son crâne dénudé. Empruntant au corbeau son verbé asséré, Fabien est un véritable rigolard dont les jeux de mots douteux ont la particularité de ne faire glousser que les mouettes. Facilement observable dans le ciel du beaujolais, excepté lorsqu’il migre au pays des cigognes où il hiberne quelques weekend par an, roucoulant comme coq en pâte. 

S’il aime croasser à tout va, c’est par la plume et non par ses serres qu’il attaque le papier, qu’il fait gicler l’encre et les mots, tachant la surface, déchirant l’imaginaire d’un trait noir de jais. Il aime écraser ses pastels, foutre en l’air ses pinceaux et briser ses calames afin d’illustrer ses textes délicats. Et si de mauvaises pies disent qu’il aime aussi particulièrement se jeter des fleurs, il répondra qu’il ne faut pas prêter attention à leur mauvais babillage car ce ne sont que des bécasses.

Pour en savoir plus sur Fabien :
http://jefabule.blogspot.fr/